Théodore

 

     Sol

 

 

Chansons

 

 

Le vent

 

A travers la portière

Les vitres blindées

Au coeur de la poussière

L’air brûlé

On avance, on avance

Une allure incertaine

Marqués du silence

De la plaine

Le temps a balayé les frontières

Le temps a balayé

 

Ici ont vécu ceux

De la Horde d’Hargam

Un million deux

Cent mille hommes et femmes

D’ici partaient les routes

Vers l’Empire

Des arcs et des voûtes

De porphyre

 

 

 

 

 

On devine les ruelles

A quelques pierres tombées

L’antique citadelle :

Evaporée !

Seuls restent les temples

Invincibles

Misérables exemples

De l’inutile

Le vent a balayé, il ne reste rien

Le vent a balayé...

Dans ce désert immense

Dans ces plaines

Nulle trace de violence

Ni de haine

Qui peut expliquer

Les désastres ?

Le ciel s’est vidé

Des astres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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