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Théodore |
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Le vent
A travers la portière Les vitres blindées Au coeur de la poussière L’air brûlé On avance, on avance Une allure incertaine Marqués du silence De la plaine Le temps a balayé les frontières Le temps a balayé
Ici ont vécu ceux De la Horde d’Hargam Un million deux Cent mille hommes et femmes D’ici partaient les routes Vers l’Empire Des arcs et des voûtes De porphyre |
On devine les ruelles A quelques pierres tombées L’antique citadelle : Evaporée ! Seuls restent les temples Invincibles Misérables exemples De l’inutile Le vent a balayé, il ne reste rien Le vent a balayé... Dans ce désert immense Dans ces plaines Nulle trace de violence Ni de haine Qui peut expliquer Les désastres ? Le ciel s’est vidé Des astres.
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